|28| Frères d’enchantement de Siana

Résumé : Je m’appelle Ensio. Milicien engagé et apprécié de notre belle cité. J’affiche l’air d’un héros, mais une partie de moi se meurt. J’ai tué mon ami d’enfance, et ainsi brisé le lien télépathique qui nous unissait. Un lien interdit, car dangereux. Maintenant, un vide obscur me dévore petit à petit, insidieusement. Je dois le combler avant de devenir fou.

Je m’appelle Ljuka. Ils m’ont oublié, ils n’auraient pas dû. Je me souviens parfaitement de leurs moqueries, de l’immonde fierté qui imprègne autant leurs actes que leurs paroles. Ils ne comprennent toujours pas, ou plutôt, ils ne veulent pas comprendre. Alors je vais les y forcer et leur prouver qu’ils ne sont pas parfaits ni tout puissants.

La révélation d’un héros sur le déclin.

Le parcours d’un homme devenu extrémiste.

De fraternité à rivalité…

 

Nombre de pages : 347 (papier)

 

Genre : fantasy, SF et steampunk

 

Comme d’habitude, je voudrais remercier comme il se doit Siana pour l’envoie de son roman, obtenu via le site simplement pro. Cela fait toujours quelque chose aux auteurs de nous offrir leur petit bébé, alors ne t’inquiète pas il est bien rangé dans ma bibliothèque au chaud !

 

L’auteur nous emporte direct au but grâce à un début qui commence en trombe ! En effet, le résumé nous laisse entendre qu’Ensio a tué Ljuka. C’est le cas. Je m’attendais à ce que cette histoire commence après sa mort mais j’ai été surprise de découvrir que ce n’était pas le cas. Agréablement surprise puisque j’ai appris comment ce personnage est mort et puis au fil du roman pourquoi…Enfin ça…Ce n’est plus si sûr. J’ai vraiment apprécié ce début car j’ai pu plonger dans cet univers décalé du nôtre sans l’être forcément de trop, avec ses particularités bien précises.

L’autrice/auteure, après un premier chapitre, nous plonge dans la vision omnisciente de Ensio, alors Maître de la Milice (si je ne dis pas de bêtise). Puis nous avons le droit à un changement d’années et de point de vue pour que ce soit au tour de Ljuka de nous raconter l’histoire, enfin l’histoire de son côté. En effet, si le point de vue d’Ensio est à ce qu’on peut appeler le présent, celui de son « Frère d’enchantement » le passé, leur passé. Nous découvrons la vie de Ljuka surtout et cette dernière engage de nombreux changements dans la perception de la société dans laquelle ils vivent suite au décès de ses parents dans un accident causé par des tests d’enchantement. Leur société devient presque malfaisante dans l’esprit de Ljuka qui après un arrêt de ses études pour être « haut gradé » (façon de parler bien évidemment), perçoit les défauts de cette dernière. C’est l’élément déclencheur de sa perdition.

 

Si au début et pendant un bon moment dans ma lecture, j’étais septique quant à ses changements de point de vue et temporel, j’ai appris à les aimer puisque je pouvais comprendre tout le cheminement parcouru par Ljuka. Ses raisonnements, le pourquoi du comment quoi ! Et puis dans la fin du roman, cela prend tout son sens. J’ai aussi aimé l’âge des personnages puisqu’ils étaient adultes, enfin je les ai perçus comme ça ! Je pensais que ce serait des adolescents mais pas du tout et ce fut top !

 

La plume de l’auteure a continué de m’emporter bien loin, elle va droit au but sans fioriture et sait là où il faut appuyer. Les personnages sont vraiment crédibles bien que le comportement d’Ensio m’ai laissée dubitative lorsque j’en apprenais plus sur lui à travers Ljuka. Le «Millicien », ami de ce dernier était gentil, toujours un peu prétentieux, mais attentionné, à l’écoute de son « frère ». Cependant, il a plutôt vite changé son fusil d’épaules, traitant Ljuka comme tous les autres, le mettant de côté alors qu’il aurait eu besoin d’être soutenu. J’étais peiné pour ce personnage, mis en marge pour des raisons qui paraissaient juste aux autres habitants mais grâce à la narration, on se rend vite compte qu’elles étaient injustifiées. Ljuka est un personnage que j’ai beaucoup apprécié, il me semblait plus vrai, plus naturel et moins imbu de sa personne. Il voyait la vérité dans ce qu’il se tramait, il n’avait plus le voile invisible d’une sorte de propagande inconsciente que propageait leur société. Seulement, il est allé un peu trop loin.

 

Parlons un peu maintenant du déroulement de l’histoire. C’était un peu comme si nous avions deux histoires en une. Le présent, le passé. L’évolution des personnages m’a particulièrement marquée, surtout celle d’Ensio puisque son ami est mort. Résister à la Folie, s’échapper de cette société, comprendre les erreurs commises puis réparer. C’était un peu ce cheminement, et je l’ai trouvé beau. Je crois que c’est le mot. Ce roman n’est pas simplement une fiction, je pense qu’au fond et derrière surtout à la fin, il y a une morale et une belle morale. Je ne sais pas si je vais réussir à l’expliciter correctement mais pour moi il s’agissait de confiance, d’amitié et de remise en question.

D’une première part on pourrait dire : Ne jamais se fier aux apparences. Ce n’était pas parce que leur société semblait parfaite qu’elle l’était, loin de là d’ailleurs. Cela me faisait penser à une dystopie car c’est souvent le chemin que prend ce genre littéraire (qu’on rattache parfois à la SF, l’explication est peut-être là).

En deuxième : Rien n’est plus éternel que l’amitié. Même dans la mort son ami continue de le tourmenter. Ensio se rend compte à quel point ils étaient proches et que leur amitié lui était précieuse bien qu’elle ait tourné au cauchemar.

En réalité, je vous avouerai que je n’arrive pas à placer de mots pour expliciter cette morale, mais j’ai fini avec les larmes aux yeux car j’ai trouvé la fin du livre plein d’espoirs, et qu’au final, c’était un retour en arrière pour mieux se retrouver. Ensio a bravé plus que le temps pour comprendre, pour aller de l’avant et se sortir de sa morosité, presque une sorte de dépression suite à la perte de leur lien. Ce lien est télépathique et reliait les deux jeunes gens presque constamment. Même lorsqu’ils ne se parlaient pas, leurs têtes étaient remplies d’un grésillement qui signifiait l’existence de ce lien. Son absence a créé un grand vide dans celle d’Ensio et il a mis beaucoup de temps à comprendre comment faire pour accepter cette perte, pour se reconstruire. Il fallait presque se perdre pour mieux renaître !

 

Pour conclure : C’est un roman rempli d’émotions, de sentiments, de remise en question avec une ou plusieurs belles morales ! L’histoire du lien entre Ension et Ljuka m’a particulièrement touchée car ce genre d’amitié (au début) et de lien ferait rêver n’importe qui n’en a pas vraiment connu ! De plus l’univers est intrigant parce qu’on pourrait penser qu’il ressemble au nôtre mais il est bien plus compliqué et mystérieux ! Je suis sûre que l’auteure aurait encore plein de choses à nous racnter dessus qu’il n’y a pas dans le roman ! Les actions vont toutes seules et sincèrement je n’ai pas trouvé le temps de m’ennuyer car dès que je fermais le bouquin, j’avais envie de l’ouvrir à nouveau pour connaître la suite ! Et la fin…Je n’étais pas prête du tout mais elle était sublime, la petite goutte d’eau qui n’a pas fait déborder le vase, mais qui a mis ce roman un cran au-dessus de ce qu’il était avant ! Il est génial ! J’ai envie de me replonger encore un peu dans cette histoire…Mais bon toute chose a une fin…Snif ! Merci encore à Siana ❤

Retrouvez Siana ici :

 

FB : Siana – autrice & délurée

Amazon pour acheter son roman : https://www.amazon.fr/Freres-dEnchantement-Siana/dp/2363721918/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1549915442&sr=1-2&keywords=rroyzz

Je vous fais de gros bisous !

Votre cocci-lectrice !

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